LE MILIEU DE LA RÉFLEXOLOGIE ET DU BIEN-ÊTRE EN QUELQUES CHIFFRES

Ces dernières années, on a pu constater une réelle évolution des mentalités quant au regard de la population française sur son bien-être. Nombreuses sont les personnes qui, face au stress grandissant du monde dans lequel nous vivons et qui met leur santé en danger, recherchent des moyens efficaces et naturels pour retrouver un équilibre nerveux, émotionnel et physique.

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    Grâce à l’ouverture qui s’est faite au niveau tant européen qu’international, la réflexologie s’est répandue en France ; des intervenants venus d’Allemagne, du Royaume-Uni, des Etats-Unis ont commencé à pratiquer et à enseigner dans notre pays. La réflexologie s’est imposée comme une pratique efficace contre le stress, car elle permet un accompagnement global de la personne. Les nombreux articles de presse, les salons de bien-être, son introduction dans les soins de thalasso et spa, les conférences sur la santé au naturel, ont permis aux réflexologues de mieux se faire connaître. La demande est de plus en plus importante par un public de tout âge, du nouveau-né aux personnes âgées.

     

    Dans le domaine médical, il y a une réelle prise de conscience du besoin de l’accompagnement du malade pour l’aider dans sa gestion émotionnelle, mais aussi au niveau de la douleur. C’est ainsi qu’on trouve de plus en plus d’intervenants en réflexologie dans les cliniques et centres hospitaliers. De plus en plus de médecins travaillent en étroite collaboration avec les réflexologues dans le cadre de la gestion du stress, de l’anxiété et de la dépression. Les échanges sont de plus en plus constructifs et ciblés.

     

    Dans un contexte économique morose, depuis la crise de 2008, les Français réaffirment leur volonté et leur besoin de vivre mieux et plus longtemps, de rester en forme et en bonne santé, et d’améliorer leur hygiène de vie.
    L’engouement général pour le bien-être continue de progresser et favorise le développement du secteur économique qui lui est associé.

     

    Le marché du bien-être pèse, aujourd’hui en France, plus lourd que l’industrie de la mode et du luxe ou que l’industrie aéronautique et spatiale. Un marché en pleine croissance dont l’évolution n’est pas prête de s’arrêter.

    La recherche du bien-être dans nos sociétés modernes n’est pas une simple mode, mais une tendance lourde qui s’inscrit de manière profonde dans nos habitudes sociales. Le développement constant et la croissance continue de ce marché depuis 20 ans en sont la preuve. D’autant plus que ce développement et cette croissance se poursuivent aujourd’hui malgré un contexte économique compliqué et incertain.

    Investissant toujours plus de nouveaux territoires, le marché du bien-être englobe désormais une très large variété d’activités comme le coaching, les cosmétiques (soins beauté et anti-âge), le fitness, la remise en forme, la relaxation, le massage, les spas, la thalassothérapie, les médecines dites douces, la diététique, les produits bio, les compléments alimentaires, le tourisme bien-être…

     

En France, l’étendue du marché du bien-être peut se résumer en quelques chiffres :

288 465 entreprises

542 846 salariés

37,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires (Source Insee)

40% des projets de recrutement en 2017 sont situés dans les services aux particuliers (source Pôle Emploi)

Les professionnels catégorisés NAF 9604Z (Entretien Corporel) en 2015 représentaient :

10744 entreprises – entre 4 et 7 salariés – un CA moyen de 243 653 € (source INSEE 2015)

En 2015, le taux de survie à 5 ans des entreprises du bien-être est d’environ 60,5% contre 51,9% dans les autres secteurs (source Altarès-FCGA-NDP Group 2016)

Ces chiffres ne sont pas anodins, car ils signifient qu’en France l’industrie du bien-être pèse plus lourd que l’industrie de la mode et du luxe (35 milliards d’euros) ou que l’industrie aéronautique et spatiale (32.1 milliards d’euros). Ou encore que l’industrie du bien-être est équivalent en termes de chiffre d’affaires à l’industrie pharmaceutique (40,6 milliards d’euros).

En termes de salariés, l’importance du secteur du bien-être est encore plus flagrante, avec un nombre de salariés (dont nous avons ici une estimation basse) supérieur à celui du secteur automobile (320 000 salariés) ou encore supérieur à celui du secteur agro-alimentaire (390 000 salariés)

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    Les Français ont aujourd’hui fait de la recherche de l’équilibre un principe de vie, ils cherchent à manger mieux, vivre mieux, aimer mieux… Le fait est que « l’accès au bien-être est désormais une condition sine qua non pour être heureux » (Ipsos mai 2010). Au point qu’un Français sur deux (45 %) affirme avoir entrepris au moins une action destinée à accroître son niveau de bien-être corporel dans les 6 derniers mois et qu’un Français sur trois (36%) déclare consulter régulièrement des articles ou des livres traitant du bien-être. Un Français sur quatre a déjà consulté un professionnel (26%) ou a consommé des compléments alimentaires spécifiques (23%). Enfin, plus d’un Français sur dix pratique des activités de relaxation comme le yoga, la méditation ou la sophrologie (13%). Le sondage « Les Français, la forme et le bien-être » (Ipsos – Form’Expo, janvier 2008) ayant lui montré que 61% des Français s’adonnent à un sport, soit 6 points de plus que trois ans auparavant. Près de 15 millions de Français pratiquent du Body Fitness. La prévention de la santé étant en tête des motivations.

    Selon le rapport d’enquête du CREDOC en 2012 sur les conditions de vie et aspirations des Français, le sentiment de qualité de santé des ménages s’est dégradé progressivement depuis 20 ans. La proportion d’individus considérant leur état de santé satisfaisant est passée de 90% en 1990 à 84% en 2012. En parallèle, l’enquête révèle une augmentation du nombre de personnes faisant état de souffrances psychiques ou physiques (insomnies, nervosité, mal de tête, mal de dos etc.)

     

    La recherche d’une santé et d’une jeunesse préservée, voilà la principale motivation des consommateurs du marché du bien-être. Les français cherchent à se maintenir en bonne santé et être en forme. Et pour cela le bien-être est la meilleure des préventions, par l’intermédiaire de l’hygiène de vie générale, de la diététique, du sport, du recours aux médecines douces et préventives ou encore aux massages. Le but : réduire notamment notre niveau de stress, reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé comme le fléau du monde Occidental, différentes études ayant montrées les conséquences du stress sur la santé, augmentation des risques cardio-vasculaires, cancer…

     

    Le bien-être a fait ces dernières années son entrée au sein des entreprises françaises. Un développement basé notamment sur des obligations légales qui obligent les employeurs à prévenir la pénibilité au travail et les risques psychosociaux. En France nous pouvons citer l’article L.4121-1 du Code du travail « l'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » ou encore le récent décret d’application de la loi du 9 novembre 2010 sur la réforme des retraites qui « prévoit que les entreprises d’au moins 50 salariés, dont au moins 50 % des effectifs sont exposés à certains facteurs de risques, doivent être couvertes par un accord ou un plan d’action de prévention de la pénibilité ». Des textes sur lesquels s’appuient aujourd’hui les professionnels du bien-être pour proposer leurs prestations aux entreprises françaises.

Réflexologie intégrale - acupuncture sans aiguille

Notre corps est traversé par tout un réseau de câbles qu’on appelle « les nerfs ». Ce système nerveux prend ses sources, pour une partie, dans le bulbe rachidien juste sous le cerveau, et pour l’autre partie, dans le rachis, le long de la colonne vertébrale. Ces câbles traversent tout le corps ainsi que les organes et se ramifient en plusieurs branches pour aller jusqu’à leurs terminaisons au niveau de l’épiderme. Déjà dans l’embryon, les différentes couches qui vont composer tous les tissus et organes corporels (endoderme, ectoderme, mésoderme) sont traversées par les prémices du système nerveux. Donc, partout sous la peau, nous avons des terminaisons (ou récepteurs) nerveuses de différents câbles qui parcourent le corps.

Nous n’avons pas la même quantité de terminaisons nerveuses partout dans le corps. En effet, certaines parties de notre corps sont plus riches que d’autres : Les pieds, les mains et surtout le visage sont les zones où l’on possède le plus de récepteurs nerveux. La partie du corps qui possède le plus de récepteurs nerveux au cm² est la langue…

Le Dr Wilder Penfield (1891-1976), neurochirurgien Canadien, après avoir défini une zone « motrice » et une zone « sensorielle » dans le cortex,  a mis en évidence cette quantité de terminaisons nerveuses en élaborant un Homonculus dont les dimensions des parties du corps sont proportionnelles à la quantité de terminaisons nerveuses (les parties du corps sont donc modelées selon leur sensibilité au toucher – autrement dit, selon la taille relative qu’elles occupent dans le cortex somesthésique).

On constate que nos terminaisons nerveuses sont bien plus nombreuses sur le visage et les mains que partout ailleurs dans notre corps.

Les dimensions de cet homonculus sont également liées à la complexité de mouvements que les différentes parties du corps sont capable de faire (les mains sont capables d’attraper et tenir des objets de formes très différentes alors que le visage est capable d’une multitude d’expressions grâce à la quantité de muscles commandés par les douze paires de nerfs crâniens (que nous verrons plus en détails par la suite). Ce système nerveux, d’autres civilisations bien plus anciennes que la nôtre, en avaient déjà la connaissance et la capacité à exploiter ses bienfaits sur la santé. L’utilisation du système nerveux revient à utiliser les principes de la physique, soit l’utilisation d’un petit courant électrique. Ainsi, toute réaction de biochimie demande un quantum d’énergie pour se réaliser ; et ce besoin d’énergie est particulièrement nécessaire dans l’évolution des maladies chroniques dégénératives, si l’on espère une amélioration. De plus, l’énergie est la « colle » qui fait que les ingrédients mis en jeu en chimie s’associent entre eux pour des synthèses renouvelées ; sans énergie, sur un organisme déjà affaibli, tout se fait plus lentement, voire rien ne se produit.

C’est donc l’échec. Et la différence entre échec et succès est justement la vitalité du patient. Un paramètre physique donc. Physiologiquement, en stimulant un recepteur nerveux sous-cutané, nous déclenchons un petit courant électrique. Ce signal qui sera acheminé jusque dans notre cerveau, sera analysé puis décodé. Le cerveau, sachant de quel câble provient ce signal électrique, va déclencher l’ordre de stimuler tout ce qui traverse ce câble (muscles, organes, glandes,…). Il est important de comprendre que chaque schéma de réflexion n'est pas en liaison directe avec telle ou telle partie du corps ou organe mais bien avec le cerveau. Attention, stimuler ne veut pas nécessairement dire « faire travailler davantage » mais ça peut signifier également « apaiser ». En d’autres termes et de façon très simple, quand on stimule une terminaison nerveuse, le cerveau va ordonner à notre corps de sécréter et/ou d’assimiler (métaboliser) plus ou moins de substances pour qu’il conserve ou retrouve un fonctionnement au mieux de ses possibilités. On appelle ça l’homéostasie.

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    C’est donc l’échec. Et la différence entre échec et succès est justement la vitalité du patient. Un paramètre physique donc. Physiologiquement, en stimulant un recepteur nerveux sous-cutané, nous déclenchons un petit courant électrique. Ce signal qui sera acheminé jusque dans notre cerveau, sera analysé puis décodé. Le cerveau, sachant de quel câble provient ce signal électrique, va déclencher l’ordre de stimuler tout ce qui traverse ce câble (muscles, organes, glandes,…). Il est important de comprendre que chaque schéma de réflexion n'est pas en liaison directe avec telle ou telle partie du corps ou organe mais bien avec le cerveau. Attention, stimuler ne veut pas nécessairement dire « faire travailler davantage » mais ça peut signifier également « apaiser ». En d’autres termes et de façon très simple, quand on stimule une terminaison nerveuse, le cerveau va ordonner à notre corps de sécréter et/ou d’assimiler (métaboliser) plus ou moins de substances pour qu’il conserve ou retrouve un fonctionnement au mieux de ses possibilités. On appelle ça l’homéostasie.

Petite Histoire de la Réflexologie Dien Chan

Il existe différents courants de réflexologie faciale mais aujourd’hui on attribue la technique la plus aboutie au Pr Bùi Quôc Châu dont les travaux ont permis de mettre en évidence la découverte de nombreux schémas représentant le corps et les organes sur le visage et le crâne.

C’est en étudiant les différentes disciplines de santé asiatiques mais également occidentales que le Pr Bùi Quôc Châu a su trouver les ponts entre chacune pour en tirer la quintessence.

Sa méthode, qu’il a baptisé « Diện Chẩn Điều Khiển Liệu Pháp » permet également de stimuler l’organisme pour l’aider à se réguler et se renforcer.

Le Dien Chan a vu le jour en 1980 à Ho Chi Minh ville (ex Saigon) au Vietnam.

 

Pour bien comprendre la technique Dien Chan, allons faire un petit tour dans le passé et à ses origines.

Le Vietnam est un pays d’Asie du sud-est qui a été, à plusieurs reprises depuis des millénaires, sous la domination de la Chine. La culture Vietnamienne est donc très fortement imprégnée des traditions Chinoises : la médecine traditionnelle, les philosophies, religions, régime politique…

Le peuple Vietnamien, très fier de son pays, ne s’est, évidemment, jamais laissé faire et sa culture se transmet aussi beaucoup au travers des récits historiques et des légendes.

À la fin du XIXème siècle, la France tente de conquérir le Vietnam, qui sera libéré à la fin des années 40 au prix d’une grande famine.

Durant la guerre du Vietnam des années 70 contre les américains, le Pr Bùi Quôc Châu, alors acupuncteur, soignait les blessés toxicomanes dans un dispensaire. C’est en constatant la pauvreté de son peuple qui n’avait pas accès aux soins médicaux qu’il a eu cette volonté de mettre au point une méthode simple permettant à chacun de renforcer sa santé et se prendre en charge car, selon lui, nous devrions tous avoir cette éducation et responsabilité sur sa propre santé.

Pour mettre au point cette méthode, le Pr Châu s’est tout d’abord inspiré des grandes philosophies et modes de pensées asiatiques et plus particulièrement venant de Chine comme le Taoïsme, le Confucianisme, le Bouddhisme, le Yi King etc. Il a également utilisé les histoires populaires Vietnamiennes qui servent de leçon de vie pour, toujours selon lui, « rendre les gens meilleurs ».

Le Monisme nous dit que : « Dans une partie, on trouve le Tout »

Le Relativisme : l’Absolu n’existe pas, tout est relatif, tout est donc par rapport à autre chose (c’est une des notions du Yin et du Yang).

Le Taoïsme, par exemple, explique que nous devons rester modeste, humble face à la nature.

Confucius est vénéré par les lettrés Vietnamiens car son enseignement (qui est devenu une religion) apporte de grandes valeurs aux peuples. Cette philosophie humaniste nous explique que la réforme de la collectivité n'est possible que si elle commence par la réforme de chaque individu puis de sa famille. Confucius nous parle d’harmonie entre les hommes par la notion du « devoir » de chacun envers les autres mais il nous parle également de bonté que l’on doit avoir.

Le Yi King, c’est l’art de la mutation, de la transformation. Tout est mouvement. La stagnation engendre les problèmes. Par exemple, dans notre corps, les aliments sont transformés par la digestion, pour être assimilés par l’organisme qui va récupérer tous les nutriments nécessaires à son bon fonctionnement.

Le Pr Châu s’est également penché sur la symbolique de la linguistique. Vous savez, les jeux de mots. Bien souvent, il y a des symboles quand même bien troublant. Il est fréquent de constater par exemple dans un couple qui traverse une période difficile, que l’un des deux se blesse au genou. C’est quand même étonnant non ? Je-Nous.

En continuant ses travaux, il est allé piocher du côté des différentes techniques de santé naturelle. C’est ainsi qu’il a étudié le mode fonctionnement de bon nombre de ces techniques afin d’en tirer la quintessence et regrouper les points communs pour en élaborer sa version de la réflexologie faciale, le Dien Chan.

L’Acupuncture

Constituant une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) avec la diététique chinoise, la pharmacopée chinoise (herbes médicinales), le massage Tui Na et les exercices énergétiques (Qi Gong et Tai-chi), c’est aussi la branche la plus connue chez nous en occident. En tant que médecin de MTC, le Pr Bùi Quôc Châu a utilisé largement les principes de l’acupuncture pour élaborer les protocoles de soin en Dien Chan.

Le Kobido

Les Japonais ont très vite utilisé le visage comme source de stimulation de l’énergie de l’organisme pour préserver la beauté. Il semblerait que ce soit l’Impératrice au XVème siècle qui aurait souhaité faire développer une technique de massage du visage : le Kobido. Cette technique utilise les principes du massage Anma, repris par la suite par les praticiens Shiatsu par la stimulation des méridiens de l’acupuncture chinoise qui se trouvent sur le visage pour renforcer l’organisme et ainsi préserver la jeunesse et la beauté.

Le Do In

Est une technique d’auto-massage issue des connaissances de la médecine traditionnelle chinoise également dédiée à la relaxation et l’apaisement de chacun par la régulation de l’homéostasie de l’organisme.

Le Qi Qong (également écrit chi gong ou chi kung ou encore ki kung…)

C’est une des disciplines qui fait partie intégrante de la médecine traditionnelle chinoise. Cette technique est destinée à préparer l’organisme par des mouvements lents de gymnastique associé à une respiration particulière dans le but d’améliorer la circulation de l’énergie vitale à travers l’organisme.

Le Reiki

<Ici, la notion de l’énergétique adhère aux principes de la physique quantique, où l’on s’imprègne de l’énergie de tout ce qui nous entoure ; puisque, à l’échelle de la physique quantique, la matière est constituée en majeure partie d’énergie… vous savez, les électrons qui gravitent autour des noyaux d’un atome, le font grâce à un champ de force qui fait en sorte que personne ne se touche (un peu comme les planètes autour du soleil qui suivent un chemin bien précis sans se toucher).

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    Diện Chẩn Điều Khiển Liệu Pháp

    Le nom complet de la méthode que le Pr Bùi Quôc Châu a mise au point est « Diện Chẩn Điều Khiển Liệu Pháp ». Aujourd’hui, cette méthode est communément appelée : « Dien Chan » (vous trouverez des ouvrages où la méthode est baptisée Dien Cham’. Il s’agit d’une transformation et une simplification de la méthode originale que j’explique très volontiers dans mes stages mais que nous n’évoquerons pas ici.

    Que signifie « Dien Chan » ?

    Allons chercher directement dans les dictionnaires (từ điển) que nous pouvons trouver au Vietnam :

     

    Diện = « Représentation ». Et par extrapolation : « réflexion », « reflet ».

    Mais attention, le vietnamien utilise un grand nombre d’accents. Une différence d’accent donne au même mot une signification toute autre : « Điện » (avec un D barré) signifie alors électricité, que l’on pourrait également traduire par énergie.

    On peut constater encore que thể diện ou diện tích  signifie « surface », « face » avec pour synonyme le mot mất qui signifie aussi « visage »

    Chẩn = « vérité » mais aussi « analyse », « diagnostic » mais là, c’est une déclinaison du mot complet « chẩn đoán ».

    Điều Khiển = Contrôler, Diriger, Mener

    Liệu Pháp = Thérapie

     

    On pourrait donc extrapoler la traduction suivante : « Mener une thérapie par la réflexologie ».

    Le Pr Bùi Quôc Châu avait cherché également d’autres terminologies plus « internationales » comme : thérapie cybernétique, facytherapy ou encore multiréflexology. C’est ce dernier terme qu’il a privilégié avec le terme « Dien Chan ». Personnellement, j’aime bien le terme de « Réflexologie Intégrale » pour définir la réflexologie Dien Chan.

     

    Mais avant d’aborder concrètement la technique de la réflexologie intégrale Dien Chan, nous allons poser quelques points de repères.

    Comme vous le savez maintenant, cette technique réflexe repose sur la double notion de santé, les points de vues asiatiques et occidentaux.

    Ces 2 points de vues me paraissent parfaitement complémentaires. En effet, on peut dire que la médecine occidentale repose sur les principes de fonctionnement du corps avec la mesure, le dosage de la formule sanguine, la densité osseuse, les carences ou les excès provoquant des troubles de la polarisation, du système hormonal ou digestif etc. Un parasite extérieur viendra ébranler le fragile équilibre de l’organisme. Si vous m’autorisez la métaphore, c’est un peu comme la souris dans la forêt qui vient hûmer l’herbe, la terre pour évaluer ses possibilités de fertilisation, analyser les défauts et les problèmes possibles. Bref, on est dans le domaine du détail, de la mesure précise d’un échantillon.

    Le point de vue de la santé asiatique repose sur des principes d’observation. Les raisonnements qui sont tenus se font grâce à la logique de fonctionnement des phénomènes naturels : le vent assèche l’humidité, la chaleur combat le froid… Pour reprendre la métaphore, c’est un peu comme l’aigle qui survole la forêt et qui, d’un seul coup d’œil, voit les endroits clairsemés ou en trop grande densité.

    La souris voit des choses que l’aigle ne voit pas et inversement.

    Le point commun de ces 2 points de vues c’est que nous faisons partie d’un tout indissociable et que notre objectif unique est de préserver l’équilibre (l’homéostasie) de l’organisme.

     

    Les facteurs environnementaux vont donc influencer notre équilibre.

    Par facteurs environnementaux, on prendra en considération l’ensemble des éléments qui conditionnent notre vie : le climat, la nourriture, les émotions (nos réactions face aux stress de la vie courante), notre comportement habituel, nos habitudes de vie, notre lieu de vie… Tout cela interragi avec notre équilibre vital. Nous devons donc en tenir compte.

     

    Puisque notre objectif est de rester en équilibre, c'est donc que nous avons tendance à nous déséquilibrer. Donc, nous sommes en perpétuelle évolution, en perpétuel mouvement. Eh bien c'est justement là le fondement de toute cette histoire.